UNE SEULE PERSONNE PEUT CHANGER LES CHOSES !

 Bridget LESTER, février 2013, Above Rubies n° 86

Un battement de cœur. Un minuscule coup de pied. Un petit visage à l'échographie. Dès le début de la conception, la technologie nous permet de voir que la vie est réelle et précieuse, avant même qu'elle n'entre dans le monde. Cela semble impensable qu'on puisse nier ce qui est si évident à voir, et c'est précisément ce mensonge-là qui déchire notre monde d' aujourd'hui. La question de l'avortement est si énorme, si monumentale, qu'elle en est arrivée à un point où beaucoup de chrétiens modernes sentent qu'ils ne peuvent même pas imaginer changer les choses. Les chiffres sont stupéfiants, il est facile d'en parler à table, et ensuite secouer nos têtes et dire : « Mais que peut faire une seule personne ? Et bien je suis ici comme une preuve vivante pour vous dire qu' UNE seule personne PEUT changer les choses. Une personne peut sauver une vie. A plus forte raison quand plusieurs individus isolés se mettent ensemble et forment un corps avec une voix. Une personne qui a pris position m'a sauvée. Les prières des chrétiens m'ont sauvée. Je suis une vie qui a

été sauvée de l'avortement par des croyants « de tous les jours » !

En février 1992, ma mère découvrit qu'elle était enceinte. Elle fût complètement sous le choc. A cette époque, cela ne faisait pas longtemps qu'elle fréquentait son petit ami. Elle était étudiante et menait une vie de fête. Elle ne pouvait concevoir d'accueillir un bébé dans la vie qu'elle menait alors. Elle appela son copain et tous les deux décidèrent que leur seule solution était l'avortement. Quand sa mère, qui est ma grand-mère, découvrit que sa fille était enceinte et songeait à avorter, elle passa à l'action.

Immédiatement, elle demanda à tous ceux qu'elle connaissait de demander au Seigneur de changer le cœur de ma mère et de sauver la vie du bébé. Comme elle vivait dans un autre état (des Etats-Unis, ndt) à ce moment-là, elle sauta dans le tout premier avion pour venir voir ma mère.

Ma mère commença à avoir mal au côté quelques jours après avoir fait le test de grossesse, et elle alla voir un médecin. Il découvrit qu'elle avait un kyste à l'ovaire et effectua une opération laparoscopique (ndt : opération par petites incisions) pour l'enlever. En dépit des protestations et des larmes de ma grand-mère, ma mère rentra à la maison et programma un avortement pour le 14 février. Le jour de l'avortement, ma mère et mon père furent accueillis à la clinique par une de mes

tantes. Elle essaya de bloquer la porte, les implora et les supplia de reconsidérer leur décision pour me sauver.

L'infirmière commença à poser des questions à ma mère sur sa santé, et découvrit qu'elle s'était récemment fait enlever un kyste à l'ovaire. Elle lui dit qu'il était trop tôt pour  effectuer un avortement, et mes parents décidèrent qu'il aurait lieu le lundi suivant. Ma mère rentra à la maison ce jour-là plus résolue que jamais. Mais Dieu avait d'autres plans.

Pendant ce temps-là, ma grand-mère avait rassemblé de façon fervente les chrétiens dans la prière, lisant à voix haute le psaume 139.(Ndt : « C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tenu caché dans le sein de ma mère. Je te célèbre, car je suis une créature merveilleuse. (…) Mon corps n'était pas caché devant toi, lorsque j'ai été fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui étaient fixés avant qu'aucun d'eux n'existe). Cette nuit-là, alors que ma mère était couchée, elle pensa à la carrière d'enseignante à laquelle elle aspirait si désespérément. Elle commença à penser au jour où elle enseignerait un enfant qui aurait l'âge de son bébé. Ce fût à ce moment-là que le Seigneur

répondit aux prières ininterrompues de Son peuple, et les paroles des psaumes résonnèrent dans un

cœur perdu.

Le cœur dur de ma mère se brisa finalement, et elle cria au Seigneur pour la première fois. Elle lui demanda de lui donner de la sagesse, car elle ne voyait pas d'issue à cette situation. Elle se réveilla le lendemain matin, pleine de la paix qui dépasse toute compréhension, sachant de tout son cœur qu'elle allait me donner, à moi son bébé, la vie.

Le lundi, au lieu d'aller à la clinique d'avortement, ma mère alla à un rendez-vous chez un gynécologue que ma grand-mère avait, dans la foi, prévu précédemment pour elle. Là, elle entendit le battement de mon cœur pour la première fois. Elle dit qu'elle fût bouleversée quand elle me vit à

l'échographie. Pour la première fois, elle réalisa : « C'est mon BEBE ! » Maintenant, elle ne pouvait plus imaginer mettre fin à cette vie, ce miracle qu'elle savait maintenant sans l'ombre d'un doute qu'il était SON miracle.

Elle appela immédiatement mes grand-parents et leur fit part de sa décision de me garder. Je ne puis imaginer la joie débordante qui a dû remplir leurs cœurs, et le cœur de tous les croyants qui avaient prié. Elle fit part à son petit ami de sa décision et à sa grande surprise et avec soulagement, il la soutint complètement et s'engagea à élever leur enfant ensemble.

Le 15 octobre 1992, ce petit battement de cœur à l'échographie arriva dans le monde : une petite fille, Bridget Myriah Muniz. Je ressens encore un vif émoi quand je pense à la souveraineté

étonnante de Dieu qui nous a tous amenés à vivre ce moment !

Les 18 années qui suivirent furent pleines de sommets et de vallées. Ma mère épousa son petit ami, mon père, et ils eurent trois autres merveilleux enfants ensemble. Tragiquement, leur mariage prit fin, mais quelques années plus tard, le Seigneur la bénit avec un époux pieux et 4 autres enfants, et un autre est en route ! Au travers de tout cela, le Seigneur a guéri son cœur de la douleur d'avoir failli avorter, et l'a fait grandir en une incroyable femme consacrée à Dieu. Nous sommes devenues les meilleurs amies, le Seigneur ayant spécialement mis en place notre relation.

Mon père m'a toujours clairement fait comprendre qu'il me désirait de tout son cœur et qu'il m'a toujours aimée, même durant les périodes difficiles. Ma grand-mère compte énormément dans ma vie, et je lui serai éternellement reconnaissante qu'elle se soit battue avec autant de ferveur pour ma vie ! Tous les 14 févriers, le jour de la Saint-Valentin, ma mère repense à cette période de crise et de victoire. Elle ressent encore de la peine quand elle pense qu'elle était à deux doigts de m'éliminer, et que toutes les deux nous nous serions manquées.  Mais chaque année, le doux-amer se transforme

en douceur quand le Seigneur révèle plus de ses plans pour nos vies, et que notre famille grandit avec de nouvelles vies. Ce que l'ennemi avait projeté de mauvais, le Seigneur l'a transformé en bien ! Les projets de mort de Satan, le Seigneur les a transformés en héritage durable de VIE.

En juin 2012, mon mari et moi avons accueilli notre premier enfant, Judah. Son nom veut dire

« louange » et tout notre entourage s'est joint à nous dans la louange à notre Seigneur pour ce précieux miracle. Je n'oublierai jamais un certain matin alors que j'étais assise pour l' allaiter avec ma douce mère à mes côtés. Elle caressa sa douce tête soyeuse et le regarda de l'amour le plus pur. Ensuite, elle me dit doucement : « Je n'avais jamais réfléchi à toutes les répercussions de l'avortement sur la vie ; il met fin non pas à une vie, mais à BEAUCOUP de vies ! Si tu n'étais pas née, alors tes enfants non plus . Quelle joie j'aurais perdue . »

Tout un concept ! Quand nous méprisons  une vie, nous méprisons la PROMESSE de vie que l'enfant porte potentiellement en lui. Quand nous nous taisons pour un bébé, nous nous taisons pour plusieurs générations. Pensez à l'impact que vous avez quand vous tendez la main à une mère en détresse. Que se serait-il passé si ma grand-mère était restée silencieuse, en sous-estimant son influence à elle seule ? Quand vous priez, quand vous exercez un ministère, quand votre cœur saigne pour sauver une précieuse vie, vous ne vous battez pas seulement pour une personne ! Vous vous battez pour une famille !

Allez-vous écouter l'appel à défendre les générations qui se perdent ? C'était une enfant de Dieu qui a intercédé et qui a parlé pour moi quand je n'avais pas de voix. Parlerez-vous ? C'était la prière fervente qui a permis à mes enfants de vivre. Tomberez-vous à genoux pour prier ? Je prie que mon histoire et les autres histoires semblables aux miennes demeurent dans vos cœurs, un feu brûlant pour laisser un héritage de VIE.

Bridget LESTER, Arkansas, USA

Les miracles de Bridget et Landon sont Judah Scott (6 mois en fév 2013) et et un autre bébé né en juin 2013

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